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29.06.2007
Union européenne: Ouverture totale des marchés du gaz et de l'électricité aux particuliers
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LE CONTEXTE: SELECTION RELATIO sur TOUTEL'EUROPE.fr
La réalisation du marché intérieur de l'énergie franchit un cap supplémentaire avec l'ouverture totale à la concurrence du secteur du gaz et de l'électricité le 1er juillet 2007. Cette libéralisation totale permettra à tous les consommateurs, particuliers ou professionnels, de choisir librement leur fournisseur de gaz et d'électricité.
La libéralisation du marché du gaz et de l'électricité : un processus entamé en 1996
Si deux des traités fondateurs de la Communauté européenne, le Traité CECA et le Traité Euratom, étaient entièrement consacrés à deux secteurs énergétiques, il n'existe toujours pas à ce jour de politique européenne en matière d'énergie. Cette lacune explique les retards et les difficultés à la mise en place d'un véritable marché intérieur de l'énergie en Europe.
Ainsi, ce n'est qu'en 1996 et 1998 que deux directives européennes ont été adoptées afin d'ouvrir progressivement les secteurs du gaz et de l'électricité à la concurrence. La libéralisation de ces deux secteurs énergétiques devaient permettre de renforcer l'efficacité et la compétitivité énergétique de l'UE et préfigurer la mise en place d'un marché intérieur de l'énergie.
Cependant, ayant pris acte des conclusions du Conseil européen de Lisbonne de 2000 pour rendre l'Europe plus compétitive, la Commission européenne a proposé dans une communication de 2001 sur "l'achèvement du marché intérieur de l'énergie" de renforcer davantage les niveaux d'ouverture des marchés du gaz et de l'électricité. Pour se faire, la Commission propose une libéralisation totale de ces secteurs afin d'améliorer la compétitivité, de diminuer les prix et de créer un véritable marché intérieur de l'énergie.
Deux nouvelles directives ont donc été adoptées par le Parlement européen et le Conseil en juin 2003. L'objectif de ces directives est d'instaurer une ouverture totale du marché du gaz et de l'électricité et ce en deux étapes :
- 1er juillet 2004 : ouverture des secteurs du gaz et de l'électricité à la concurrence pour les professionnels ;
- 1er juillet 2007 : ouverture des secteurs du gaz et de l'électricité à la concurrence pour les particuliers.
Ainsi, à compter du 1er juillet 2007, tout consommateur pourra librement choisir son fournisseur de gaz et d'électricité.
Une libéralisation encadrée
Face aux craintes suscitées par l'ouverture à la concurrence de secteurs qui, dans de nombreux Etats, relevaient du domaine public, les directives font obligation aux pays membres de respecter et de garantir sur leur territoire un certains nombres d'"obligations de service universel" : sécurité d'approvisionnement, régularité de l'approvisionnement y compris dans les régions les plus reculées, qualité du service et des produits, prix raisonnables, protection de l'environnement.
En outre, afin de garantir aux fournisseurs de gaz et d'électricité la possibilité de prester leurs services librement sur tout le territoire de l'Union, les directives imposent un "découplage", c'est-à-dire une séparation, des activités de production et de distribution de gaz et d'électricité afin d'éviter la constitution de monopoles dans ces secteurs. Cependant, si les directives n'interdisent pas la possibilité pour une entreprise d'être présente à tous les stades de production, de distribution et de transport (entreprise "verticalement intégrée"), les réseaux de transport et de distribution devront dans ce cas être exploités par des entités distinctes sur le plan juridique afin d'assurer un accès aux réseaux dans des conditions efficaces et non discriminatoires.
Enfin, des autorités nationales de régulation ont été constituées dans tous les Etats membres de l'Union européenne. Ces autorités sont notamment chargées de contrôler l'évolution des prix et de garantir un accès non discriminatoire aux réseaux nationaux de production, de transport et de distribution pour les prestataires des autres pays de l'Union.
Chaque année, la Commission européenne publiera un rapport qui analysera les mesures prises au niveau national pour atteindre les objectifs de service public et comparer leur efficacité.
Repères
Juin 2003 : la Commission européenne propose deux nouvelles directives pour libéraliser totalement le marché du gaz et de l'électricité ;
1er juillet 2004 : ouverture des marchés du gaz et de l'électricité aux professionnels ;
mars 2005 : l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la Grèce, la Lettonie et le Luxembourg sont poursuivis devant la CJCE pour ne pas avoir transposé la directive sur le marché de l'électricité ;
10 janvier 2007 : la Commission propose un "paquet" de propositions dans le domaine énergétique qui inclut notamment une communication sur les perspectives du marché intérieur du gaz et de l'électricité ;
8-9 mars 2007 : la Conseil européen adopte un plan d'action sur l'efficacité énergétique ;
1er juillet 2007 : ouverture des marchés du gaz et de l'électricité aux particuliers ;
été 2007 : la Commission européenne doit présenter une étude d'impacts sur les progrès réalisés dans l'ouverture des marchés du gaz et de l'électricité.

ANALYSE: SELECTION RELATIO SUR LE BLOG d’Erik Izraelewicz
La concurrence, à priori - même si en France on n’aime pas trop - ça peut rapporter gros. C’est en général une offre plus diversifiée, une meilleure qualité du service, des prix plus bas surtout. Bref, c’est tout bénéfice pour les consommateurs. On l’a vu dans le téléphone - avec la fin du monopole de France Télécom. On l’a vu dans le transport aérien - avec la fin de celui d’Air France. On devrait le voir dans l’électricité. Cela étant, la concurrence, ce n’est pas, en économie, un état naturel. Au contraire. Aucune entreprise ne l’aime vraiment - le monopole, c’est plus confortable. Elles cherchent toutes, d’une manière ou d’une autre, à y échapper - en créant leur petit monopole, en cherchant à le préserver. La concurrence ensuite, ça ne se décrète pas ; ça se construit. Et c’est souvent une longue construction. Pour l’électricité, développer la concurrence, c’est sûr, ça ne va pas être gâteau. EDF est depuis la nuit des temps un monopole - pour s’éclairer, aucun Français ne pouvait y échapper. Un monopole protégé par des actifs considérables - des centrales et des circuits. Un monopole légitime surtout aux yeux des Français - la libéralisation s’étant souvent traduite, à l’étranger, par des tarifs en hausse plutôt qu’en baisse.
La décision, hier, du Conseil de la Concurrence, c’est bien pour favoriser la baisse des prix. Bravo le Conseil. C’est vrai que pour l’instant, les concurrents à EDF ne se bousculent pas au portillon. Les concurrents étrangers ? Ils sont totalement absents. Les grands électriciens européens, l’allemand E.ON, l’espagnol Endesa ou le britannique Centrica par exemple boycottent la France, trop tenue, à leurs yeux, par EDF, ses ingénieurs et ses réseaux. Les concurrents français ? Il y en a bien quelques uns : Poweo ou Direct Energie. Mais, face au géant EDF, ce sont de tout jeunes nains. Construire une centrale, ça coûte cher, ça met du temps. Distribuer des kilowatt, c’est lourd, c’est compliqué. Bref, ils sont obligés de se fournir chez EDF - leur concurrent. On le voit, pour l’électricité plus encore que pour le téléphone ou l’aérien, les barrières à la concurrence sont nombreuses. Réduire ces barrières, les supprimer lorsque cela est possible : c’est cela, le job du Conseil de la Concurrence. En imposant à EDF, hier, une révision de ses prix, celui-ci a montré sa détermination, son courage aussi. Il doit maintenant user de toutes ses prérogatives pour imposer à l’opérateur historique une vraie concurrence, sur les prix aussi. Encore une fois : Bravo le Conseil. Et un conseil, qu’il poursuive son combat !
Lire également :
l’éditorial de Patrick Lamm :
Energie : les paradoxes de la concurrence ;
l’analyse de Renaud Belleville :
Suez- GDF : les amants contrariés ;
l’entretien avec Alain Beltran, historien de l’économie :
La révolution culturelle d’EDF et GDF ;
notre rubrique marketing :
Le nouveau visage du monde de l’énergie.
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CONSOMMATEURS
UFC Que choisir craint une flambée des prix

(reuters)
Tarifs réglementés
Mais, a-t-elle ajouté, cette décision "n'est pas de nature à lever les risques évidents de flambée des prix d'un marché libéré où il sera très improbable qu'un producteur puisse concurrencer l'opérateur historique".
"A la suppression des tarifs réglementés (fixés par les pouvoirs publics) reste donc attachée la perspective d'une hausse des prix infligée aux consommateurs", a déploré l'UFC qui a plaidé à nouveau pour le "maintien" des tarifs réglementés, "une sauvegarde pour le pouvoir d'achat dans l'attente de solutions ne sacrifiant pas l'intérêt de millions de ménages".
LE ROLE DU CONSEIL DE LA CONCURENCE
15:40 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, énergie, consommateur, électricité, gaz








































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